Dran est un artiste français que j’ai pu découvrir en ville rose au hasard d’une rue se déversant au bord de Garonne. Derrière une vitrine, il y avait une belette placée sur un pupitre casque à l’oreille scratchant sur ses platines avec un air de dub-step ou un air de Birdy Nam Nam peut-être. Son public étaient de magnifiques poussins punk, junk’n drugged, blouson cuire et crête rose sur la tête. Le tout était placé dans un décor crasseux faisant régner le désordre et la dépravation.

Bref, j’ai tout de suite aimé ce street art dont les œuvres sont les rébellions d’une gravité de situation. Au sein de la galerie de la halles aux poissons, étaient ensuite exposés des cartons récupérés et mis en scène par un dessin lié à ce qui aurait du être mis à la poubelle. Cette exposition fit ensuite l’objet d’un livre nommé « Fabriqué en France ».

La saleté devient art et message d’une violente réflexion. Artiste de rue depuis plusieurs années maintenant, Dran serait-il notre Bansky hexagonale ? A vous de juger…