Si un modèle économique avait une couleur, le rouge serai la couleur de l’économie industrielle représentative du gaspillage et de l’endettement, et le vert celui de l’économie écologique. Par ailleurs, nous avons l’économie bleue, transposant à l’échelle industrielle les prouesses de la nature aussi nommé biomimétisme, dont le principe est le suivant :

inciter à utiliser ce qui est localement disponible, qui ne produit pas d’effets secondaires tels émissions et déchets et qui, au lieu de coûter plus cher,  assure la compétitivité et l’augmentation de la productivité tout en créant des emplois et une meilleure cohésion sociale !

Les deux préceptes de cette économie sont Régénération & Durabilité. Par exemple, le biodégradable n’est pas forcement durable, comme l’explique Gunter Pauli dans son discours sur le fondement de l’économie bleue.

Le modèle économique n’a pas besoin d’être remis en cause par les puissances mondiales à travers leurs grands industriels. Car tous les jours, ils font la preuve de leur rentabilité et de leur croissance. Mais ne voyons nous pas un déclin de croissance depuis ces quelques dernières années ? Quel est le prix humaine et écologique à payer pour voir Rentabilité et Croissance inscrit sur les industries internationales ?

Ainsi Gunter Pauli responsable du ZERI soit « Recherche et initiatives pour zéro pollution » développe avec des chercheurs des innovations sur les applications réalisées par et pour le vivant. Ainsi une centaine d’innovations sont déjà décrites (également traduit en français) sur le site de l’économie bleue. En voici deux exemples :

  • Du combustible en provenance des forêts : Nous pouvons ainsi apprendre que la première moto produite par M. Soichiro Honda en 1947 fonctionnait à la térébenthine (résine de gomme issue d’arbres de pins) dont le marché mondial pour ces produits naturels – largement remplacés par des produits synthétiques issus du pétrole – est estimé à près de 1 milliard d’euros. De plus le programme de production d’essence naturelle de pins s’inscrit dans un programme de reforestation plus vase aux multiple avantage.
  • Le Vortex : Un autre exemple est la capacité d’augmenter considérablement l’efficacité du traitement de l’eau, en réduisant les coût par un système de Vortex, remplaçant produits chimiques par un fait d’écoulement naturel. Ainsi, le mouvement tourbillonnant continu oblige l’air à traverser l’eau de part en part, décourageant et stimulant le développement de micro-organismes bénéfiques.

Enfin, des exemples grandeurs natures sont impressionnants par leur défis et leur simplicité :

  • L’île espagnole d’El Hierro a décidé d’être auto-suffisante en énergie et en eau, et de jouir du plein-emploi. De plus, tous les déplacements sur l’île sont fait à partir de voitures électriques, représentant ainsi l’un des plus gros contrat de Renault en électrique. Les 10.000 habitant ont ainsi attisés les plus grand producteurs automobiles du monde et représentent aujourd’hui un exemple de politique de changement.
  • Le Bhoutan cultive le sarrasin avec un coût de revient de 2 000 dollars  la tonne face à l’Ukraine qui la propose à 180 dollars.  Mais le pays vend aussi l’extrait de malt à des brasseries japonaises pour des bières sans alcool, soit 8% du produit et le reste est utilisé localement pour le bétail. Résultat, les paysans bhoutanais gagnent 4 000 dollars par tonne.

Peut-être avons-nous trouvez une solution systémique dans l’économie bleue, dont les ingrédients sont depuis toujours dans la nature.